­
IMG 5133Comme vous le savez peut-être, ou peut-être pas, SEA-Tech va établir officiellement cette semaine avec SeaFi, le record de la plus longue communication internet sans fil en mer, sans utiliser de satellite ou de système cellulaire comme la 3G ou la 4G…  
De nos jours pour envoyer un mail en mer, on a deux possibilités : le satellite, ou les systèmes cellulaires comme la 3G de votre téléphone portable. SeaFi offre une troisième possibilité.
En quelques lignes, voilà en quoi ça consiste, et pourquoi ce record est important.

SeaFI c’est quoi? SeaFi permet de créer des réseaux privés dans les ports et les zones côtières en s’appuyant sur des phares, des sémaphores, des éoliennes maritimes, des plateformes de forage en fin de vie. Ces réseaux servent à connecter les navires et leurs équipages, aussi bien que les bouées de mesure (météo, marées...) par exemple.C’est un système radio sur la bande fréquence de 2.4 gigaHertz qui fonctionne un peu comme le système télégraphe de Marconi, avec des stations côtières et des stations embarquées

Ca sert à quoi et à qui : Regardez autour de vous et comptez le nombre d’objets qui n’ont pas été fabriqués dans votre pays. Il est fort probable que ces produits (environ 7 sur 10) aient été acheminés par voie maritime. Une grande population, largement ignorée, d’hommes et de femmes travaillent en mer huit à dix mois de l’année, ne voyant leurs familles qu’en de rares occasions. Et puis il y a aussi les pêcheurs  et tout ceux qui défendent nos côtes contre le trafic d’êtres humains ou de marchandises les plus diverses, et luttent contre la destruction du milieu marin. Pour toutes ces personnes, Sea-Fi représente la possibilité de garder le lien familial pendant leur longues absences. Par ailleurs, Gartner prédit que le nombre d’objets connectés va atteindre 20 milliards d’ici 2020 (c’est dans deux ans!). Le milieu maritime ne vas pas y échapper : les systèmes de propulsion des navires et leur milliers de capteurs relevant des informations allant des émission de Co2 à l’oxydation des tôles, et les peintures devenues intelligentes, vont aussi réclamer leur connexion à internet...

Pourquoi ne pas utiliser le réseau 3G ou 4G, tout simplement ? Inventé pour palier à la demande croissante en données mobiles de nos téléphones portables, le réseau 3G/4G, coûteux à mettre en place, est rentable dans les grands centres urbains mais beaucoup moins en zones rurales, d'où les « zones blanches ». La présence en mer de 3G, et maintenant de 4G, est purement fortuite. Les opérateurs n’ont pas vocation à connecter d'hypothétiques populations maritimes. J’emploie ici le terme d'hypothétiques populations car à terre, on peut prédire le nombre de smartphones se connectant tous les jours à la Défense ou sur le Champs de Mars, mais en mer on ne peut pas faire de même avec "Le Banc des Langoustiers" (au large de Guernesey) ou dans le "Canyon du Var" (au large du Cap Ferrat). Il est extrêmement difficile de définir la capacité requise par un mât de télécommunication cellulaire sans connaitre avec précision le nombre d’utilisateurs potentiels (phénomène de réseaux saturés). Les éléments les plus distants du mât de télécommunication, sans distinction de genre, smartphone ou bouée de données, sont les premiers déconnectés du réseau en cas de surcharge. Ce phénomène se produit chaque année en Méditerranée avec les migrations estivales, lorsque des millions de personnes prennent position sur les plages et postent sur les réseaux sociaux, leurs vacances en temps réel. Les données maritimes en temps réel parviennent alors en différé à leurs destinataires...

Et le satellite alors ? Le système satellitaire Iridium est composés en principe de 80 satellites de la taille de votre four microonde. La première génération de satellites a été mise en orbite entre 1997 et 2002 (coût 5 milliards de dollars) et termine sa vie en orbite tandis que la nouvelle génération va prendre la relève. Pour la première génération, on a construit 98 satellites, 95 ont été lancés, et 66 sont toujours en service tandis que 6 jouent les remplaçants. Comme on le comprend tout de suite le coût est élevé pour les utilisateurs. Techniquement, c’est un système wifi dont le point d’accès (le satellite) est à 700 kilomètres des navires qui s’en servent (station). Construits (le dernier en 2002) pour supporter 1100 appels téléphoniques à la fois il doivent aujourd’hui faire face à bien plus avec les données. Il faut en effet plus de capacité pour relayer des emails avec des photos que des appels téléphoniques (du simple au double). Ce qui signifie que la capacité réelle des satellites est de 550 stations. On appelle cela le taux de contention. Prévu pour un taux de contention de 400:1 (on dit « 400 pour 1 »), le réseau Irridium est aujourd'hui estimé à un taux de 800:1. Autrement dit, chaque satellite conçu à une époque où le smartphone que vous utilisez pour lire ce texte n’existait pas, doit aujourd'hui faire face à l’ère du tout connecté (IoT). Ils ne pourront bientôt plusrépondre à la demande. 

Une démarche alternative : Mon équipe et moi -même avons mis au point avec SeaFi une solution de remplacement originale dotée de multiples avantages. Outre des coûts d'installation et de fonctionnement extrêmement minimes au regard du service fourni équivalent, nous offrons aussi avec cette solution locale, moderne et pérenne à la fois, une nouvelle vie aux phares. Hier encore utiles à la navigation ils ont perdu avec l’ère du GPS et des cartes électroniques leur vocation initiale, qui était de guider les navires. Entre émettre de la lumière et émettre des données informatiques, il n’y a qu’un pas, nous le franchissons, sauvant ainsi des bâtiments à vocation maritime d’un naufrage commercial immobilier imminent… 
Pour ce qui est de la maintenance du service, on peut aller réparer une station endommagée sur un phare, c’est beaucoup plus difficile avec un satellite. Avec les réseaux portuaires SeaFi (WMAN) on peut tenir à distance la piraterie informatique, c’est plus difficile avec les réseaux cédulaires. Un phare peut connecter une zone d’environ 2500 kilomètres carrés, il y a 18600 phares dans le monde dont beaucoup pourraient devenir des phares SeaFi on pourrait couvrir 45 000 000 de kilomètres carrés de zone côtières, ce qui décongestionnerait le système satellitaire d'autant.

Pourquoi ce record est-il important ? Ce record est une étape clé pour nous permettre de sensibiliser le monde la mer aux nouvelles possibilités offertes par SeaFi. Vous l'avez compris, les impacts sont multiples : une nouvelle vie pour les phares et la continuité du lien familial pour le personnel en mer, ainsi que leur accès à la formation. et tout ce que nous n'avons pas mentionné ici, comme par exemple la disponibilité de données utilisées par la recherche en météo ou sur les énergies renouvelables.

Que pouvez vous faire pour nous aider ? C’est assez simple, vous pouvez nous aider à faire du bruit autour de ce record. Nous travaillons d’arrache-pied pour attirer de nombreuses communautés sur de nombreux réseaux sociaux et au travers d’une campagne de presse (il n’est pas impossible que le SeaFi passe à la télé un de ces jours...) mais nous avons besoin de relais.

Pour mobiliser un maximum de gens afin de nous soutenir, l’équipe a créé une présence internet. Vous trouverez ci-dessous un texte à poster et des liens. Tout est prêt, juste besoin de copier/coller voire bien sûr d’ajuster, c’est juste une base. Puis d’envoyer par mail, Facebook, Messenger, WhatsApp, LinkedIn… Soyez créatifs ! :-)

Tout savoir sur le SeaFi : Voici les lien à partager sur les réseaux sociaux, avec vos collègues et amis...
 - Site internet : https://www.sea-tech.ie/index.php/fr/solutions-fr/infrastructure
 - Facebook : https://www.facebook.com/seatech.ie/
 - Twitter: https://twitter.com/SEAtech_IE
 - YouTube : https://www.youtube.com/watch?v=39J3h7ilMOY&feature=youtu.be

Sous-catégories

­